La rupture conventionnelle ne vise pas les ruptures amiables, elle n’est pas non plus applicable aux accords collectifs de gestion prévisionnelle des empois et des compétences, ni au plan de sauvegarde de l’emploi.
En revanche, la rupture conventionnelle est possible pour les salariés protégés. Dans ce cas c’est l’Inspecteur du Travail qui sera compétent pour accorder une autorisation qui vaudra alors homologation de la rupture conventionnelle.
Phase 1 : L’entretien préparatoire
Il ne répond à aucun formalisme particulier.
Cependant, les parties ont la faculté de se faire assister.
Pour le salarié, il s’agira d’un membre du Comité d’Entreprise, d’un délégué du personnel, d’un délégué syndical, d’un conseiller du salarié ou de tout autre salarié de l’entreprise.
A défaut, de représentants du personnel au sein de l’entreprise le salarié pourra être assisté par un conseiller extérieur, dont la liste figure sur une liste dressée par l’autorité administrative
Pour l’employeur, il pourra être assisté (si le salarié l’est aussi) d’une personne de son choix appartenant au personnel de l’entreprise, ou pour les entreprise de moins de 50 salariés par une personne appartenant à son organisation syndicale d’employeur ou même par un employeur appartenant à la même branche.
Phase 2 : La convention de rupture conventionnelle
L’arrêté du 18 juillet 2008 donne un modèle de convention. Cette convention doit comporter des mentions obligatoires (le montant de l’indemnité, la date de la rupture, signature des parties avec mention « lu et approuvé »).
Phase 3 : Délai de rétractation
A compter de la signature de la convention de rupture par les deux parties, chacune dispose d’un droit de rétractation dans un délai de 15 jours.
Ce droit est exercé sous la forme d’une lettre adressée par tout moyen (une lettre recommandée avec accusé de réception est vivement recommandée).
Phase 4 : L’homologation
Le lendemain de la fin de ce délai de rétractation, l’employeur ou le salarié doit adressé une demande d’homologation de cette convention au Directeur Départemental du Travail, de l’Emploi et de la Formation Professionnelle
L’administration à ensuite 15 jours ouvrables pour instruire le la demande. Elle va vérifier si le dossier est recevable (s’il est complet) puis si la demande est valable (libre consentement des parties, montant de l’indemnité etc).
Le silence de l’administration après le délai de 15 jours vaut acceptation de l’homologation.
Le contrat de travail peut être rompu dès le lendemain du jour de la notification de l’acceptation de l’homologation ou, en cas de silence de l’administration, après le délai d’instruction de 15 jours ouvrables.
Ensuite, les parties disposent d’un délai de 12 mois pour agir devant le juge prud’homal en cas de contestation.
Une circulaire de la Direction Générale
Frédéric CHHUM / Diane BUISSON